USR 3133 - CNRS/EFR Unité de Service et de Recherche

Sandrine IRACI

L’Institut français de Naples

Les premières années (1919-1940)


Dernière mise à jour : 30 octobre 2019

Notice bibliographique de l'ouvrage

  • Auteur(s) : Sandrine IRACI
  • Titre complet de l'ouvrage : L’Institut français de Naples
  • Collection : Mémoires et documents sur Rome et l’Italie méridionale
  • N° collection : n°n. s. 11
  • Édition : Centre Jean Bérard
  • Année de publication : 2019
  • Numéro ISBN : 978-2-38050-019-6
  • Nombre de pages : 542
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  • Disponibilité au CJB : disponible
  • Prix : 35,00 €

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Créé en 1919, l’Institut français de Naples est l’un des tout premiers instituts français, implanté à peine plus de dix ans après l’Institut français de Florence. La présence officielle de la culture française en Italie du Sud se renforça durant l’entre-deux guerres, sous l’ère du fascisme, à travers la création et le développement de cette institution. Le choix de Naples pour implanter un institut s’explique par le fait que la ville constituait une place cosmopolite, attractive culturellement, économiquement et stratégiquement, dotée d’institutions locales capables de répondre aux défis lancés par un institut étranger. La faiblesse de l’enracinement français parmi les communautés étrangères montrait la nécessité d’une organisation institutionnelle des échanges intellectuels entre la France et l’Italie. Sur fond de guerre, entre 1914 et 1919, une nouvelle orientation de la propagande intellectuelle française se dessina. À sa création, l’Institut fut un temps considéré comme une nouvelle institution pour une paix nouvelle. Les pouvoirs publics français l’avaient envisagé comme un moyen de s’assurer une zone d’influence sur les régions méridionales italiennes et en Méditerranée. Son développement fut considérable entre 1919 et 1921. Le charisme des professeurs, l’intérêt croissant manifesté par les services officiels français et la nature même du fascisme méridional furent des facteurs favorables à ce succès, patent jusqu’en 1925, en dépit de la pression de la « dictature légale ». À partir de 1925 cependant, menacé par un fascisme triomphant et radicalisé, l’Institut finit par apparaître comme une institution inadaptée, en raison de la précarité des relations politiques franco-italiennes et devant les exigences d’un nouvel équilibre mondial. Malgré la réorganisation des Instituts d’Italie en 1938, l’établissement, démuni, connut une lente agonie avant d’être mis sous séquestre par les autorités italiennes en 1940.

 
Résumé, remerciements, avant-propos, préface et table des matières au format PDF (3Mo)