27 mai 2021

Recherches

Pages de ce thème

 
En tant qu’USR 3133 depuis le 1er janvier 2010, devenue UAR depuis le 1er janvier 2021, le Centre Jean Bérard est en mesure de développer des recherches propres sur l’Italie méridionale et la Sicile en concertation avec ses tutelles, le CNRS et l’École française de Rome, de coordonner des programmes archéologiques et historiques de chercheurs français avec le soutien financier de la Mission archéologique « Italie du Sud » du Ministère de l’Europe et des affaires étrangères, et d’apporter son appui scientifique à des opérations relevant des programmes de l’École française de Rome.
 

La Mission archéologique « Italie du Sud » du ministère de l’Europe et des affaires étrangères a reçu le Label Archéologie 2020-2021 de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres

 

 Un projet scientifique structuré en deux axes principaux

  1. Aux marges des colonies grecques en Italie du Sud
  2. Espaces, économie et artisanat dans les cités vésuviennes
     
    Ces axes sont dictés par la mission d’un centre placé sous le patronage de Jean Bérard, pionnier des recherches sur l’histoire et l’archéologie de Grande Grèce et de Sicile, à partir des colonies grecques (Poseidonia-Paestum, Cumes, Laos), des centres italiques (Moio della Civitella et Arpi) et par l’élargissement des problématiques à la période romaine durant ces vingt dernières années lié aux recherches archéologiques à Pompéi, Herculanum, Saepinum, Levanzo et San Vito Lo Capo en Sicile.
     
    L’objectif est de mettre à profit l’implantation de l’Unité en Campanie, à proximité des anciennes colonies grecques et des cités vésuviennes pour contribuer, grâce à l’étude de vestiges incomparablement mieux conservés que nulle part ailleurs dans le monde méditerranéen, à une approche interdisciplinaire et dans une perspective diachronique, au renouvellement des problématiques d’histoire urbaine sur la chronologie, l’évolution de l’environnement, l’organisation des espaces situés aux abords des cités, les pratiques rituelles dans les nécropoles dans une aire de contacts et de transferts culturels liés à la spécificité historique de la Grande-Grèce et d’histoire économique liées à l’évolution des techniques artisanales, des formes de production et des modes de distribution.
    L’avenir de l’archéologie française en Italie du Sud ne saurait se résumer à ces deux programmes, ni se confiner à la Campanie. C’est pourquoi, après les recherches à Saepinum (Molise), le Centre Jean Bérard a renforcé ses recherches en direction de deux nouvelles régions, la Sicile (Mégara Hyblaea) et l’Apulie (Arpi et Recherches sur la céramique italiote), en mettant à profit la présence d’enseignants chercheurs accueillis en délégation et la collaboration de partenaires scientifiques et culturels français, italiens et européens.
     
    L’implantation du Centre Jean Bérard en Italie du Sud et ses recherches sur des sites prestigieux en font un partenaire très sollicité pour des projets collaboratifs. Depuis 2013 il a participé à deux programmes ANR : MAGI (« Manger, boire, offrir pour l’éternité en Gaule et Italie préromaines » responsable : Dominique Frère) et RECAP (« REConstruire APrès un séisme : expériences antiques et innovations à Pompéi » responsable : Hélène Dessales).
     
    Les réseaux collaboratifs restent un objectif central pour mettre en œuvre des axes de recherches transversaux. En 2019 le CJB a été sollicité pour répondre à trois appels à projets de recherche dans le cadre du Labex « les Passés dans le Présent » dont deux ont été retenus pour une réalisation en 2020-2021 :
  • CARDO. Carnets de fouilles, La documentation archéologique immergée (1898-1946). Deux cas d’étude, entre Gaule et Italie préromaine, sous la responsabilité d’O. de Cazanove, avec l’UMR ArScAn, la Maison René Ginouvès, le Musée d’Archéologie Nationale de Saint-Germain-en-Laye, l’UMR 6298 ARTEHIS et le MuséoParc Alesia. Le CJB y participe dans le cadre de la valorisation de ses archives sur une plate-forme dédiée au stockage de données.
  • Antiquity in a cup of tea (ACuTe), sous la responsabilité d’É. Brunet-Prioux : un projet d’étude et de valorisation de la collection de vases antiques de D. Vivant-Denon à la croisée non seulement des intérêts du CJB pour la céramique et pour la formation du goût européen à partir de la découverte d’Herculanum et de Pompéi, mais aussi d’un programme dédié à la confrontation des savoir-faire antiques et modernes qui s’appuie sur un partenariat avec la Cité de la Céramique —Sèvres & Limoges.
     

    La production scientifique

Suivez les publications du CJB sur l’archive ouverte pluridisciplinaire HAL

 

 Appui à la recherche

Une Unité d’Appui et de Recherche du CNRS et de l’EFR se doit aussi d’accompagner la recherche en mettant en œuvre et en soutenant financièrement, administrativement et scientifiquement des programmes animés par des chercheurs venus des universités françaises ou du CNRS.
Ce fut le cas, des années 1980 à 2000, des programmes sur Lipari impulsés par L. Bernabò Brea et M. Cavalier, des fouilles du site préhistorique d’Ariano Irpino conduites par Cl. Albore Livadie, des inventaires des vases de bronze de Pompéi dus à S. Tassinari, des travaux sur les vases attiques du Musée de Naples effectués par L. Chazalon et des recherches sur les teintureries de tissus menées à Pompéi par Ph. Borgard.
 
Cette aide a été renforcée à partir de 2008 par l’accueil d’enseignants-chercheurs en délégation qui développent pendant deux ans un programme de recherches en lien avec les axes de l’Unité, comme celui de Claude Pouzadoux (2008-2010) sur la céramique italiote, de Jean-Christophe Sourisseau (2010-2012) sur le commerce des amphores, d’Hélène Dessales (2012-2013) sur la Villa de Diomède de Pompéi, d’Airton Pollini (2014-2016) sur Topos. L’organisation des espaces dans les cités grecques d’Italie du Sud, de Nicolas Monteix (2016-2018) sur l’archéologie des techniques et les archives de fouille d’Herculanum, de Valérie Huet (2018-2020) sur les pratiques religieuses et les constructions identitaires en Campanie à l’époque romaine et d’Arianna Esposito (2021) sur l’Itinérance des artisans potiers grecs en Italie tyrrhénienne (VIIIe-VIe s. av. J.-C.) : gestes, savoir-faire et transmissions.



Derniers focus de la thématique Recherches